
Jérôme Bosch - 1450 -1516 -
Jheronimus van Aken dit Jérôme Bosch, ou Jheronimus Bosch , né vers 1450 à Bois-le-Duc (‘s-Hertogenbosch, souvent abrégé en Den Bosch, en néerlandais, d'où son pseudonyme) et mort en août 1516 dans la même ville, est un peintre des Pays-Bas bourguignons, rattaché au mouvement des primitifs flamands.
Membre de l'Illustre Confrérie de Notre-Dame, il fait partie en tant qu'artiste du fleuron de l'art gothique finissant fantastique et se rapproche culturellement de l'Humanisme de la Renaissance, de la pensée d'Érasme et de Thomas More. Le Jardin des délices serait d'ailleurs, comme l’Utopia de More, une vision de ce que le monde pourrait être, s'il n'avait été corrompu par le mal.
Jheronimus van Aken est issu d'une famille de peintres et d'enlumineurs originaire d'Aix-la-Chapelle (Aachen, Aken en néerlandais), qui s’installe vers 1423 à Bois-le-Duc (s-Hertogenbosch), ville de commerce et siège du gouvernement du Brabant-Septentrional — le surnom de Bosch provenant du nom flamand abrégé de cette ville.

Le Jardin des délices (triptyque) (1503-1504), huile sur bois (220 × 389 cm)
musée du Prado, (Madrid).
Le Jardin est la principale oeuvre de discorde entre spécialistes. Puisque, entre les volets latéraux, le Paradis terrestre avec Adam uni à Ève, à gauche, et l'Enfer, à droite, le seul lien est le péché, certains ont déduit que Le Jardin, au milieu, était une sorte de triomphe du péché, une apothéose de la luxure, se concluant en enfer, déroulement logique dans la perspective chrétienne. Et que la fonction de tout triptyque, en ce temps, étant d'orner un autel, celui-ci ne faisait pas exception.
D'autres auteurs ont vu dans l'œuvre une somme ésotérique, interprétant systématiquement chaque détail sous l'angle de la connaissance alchimique.


Sur le panneau de droite, représentant "l'Enfer", il y a ce personnage creux, au couvre-chef à la cornemuse rouge, qui représente un bordel où du moins la salle d'attente... avec comme enseigne: une cornemuse. La symbolique sexuelle de l'instrument est évidente.

Sur ce tableau d'un anonyme (qui pourrait être Herri met de Bles) se trouvant également au musée du Prado, on retrouve l'enseigne de la cornemuse... une maison close dans la grotte...!

